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  1. Hillary Clinton met en garde ceux qui font des affaires avec l'Iran

Hillary Clinton met en garde ceux qui font des affaires avec l'Iran

Résumé : Les Etats-Unis imposent de nouvelles sanctions à l'Iran pour tenter de freiner ses ambitions nucléaires. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a mis en garde ceux qui ferait des affaires avec le régime d'Ahmadinedjad, et notamment les banques.

L'Iran condamne les nouvelles sanctions économiques décidées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres pays occidentaux en raison de son programme nucléaire controversé et les juge "sans effet", a indiqué mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Ces actions vont dans le sens de l'animosité de ces pays contre notre peuple. Elles sont condamnables et sans effets", a déclaré Ramin Mehmanparast, lors de son point de presse hebdomadaire.
 
"L'action de certains pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis et la Grande Bretagne contre notre peuple est sans effet (...) Tout le monde sait que le niveau de notre commerce avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis est à son plus bas niveau. Ces dernières années, nous avons décidé de réduire nos échanges avec ces deux pays pour les augmenter avec les autres", a-t-il déclaré. "Ce genre de mesures s'apparentent plutôt à de la propagande et à de la guerre psychologique (...) Chacun sait qu'au cours des premiers mois de l'année iranienne (commencée en mars, ndlr), le volume de nos échanges extérieurs a augmenté de 36%" par rapport à la même période l'année d'avant, a-t-il précisé.
 
Washington a annoncé lundi de nouvelles sanctions contre l'Iran, frappant en particulier les secteurs bancaire et pétrolier, et mis en garde tous ceux, de par le monde, qui font des affaires avec ce pays. Ces sanctions ont été annoncées à la suite d'un récent rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui renforce le soupçon d'une "possible dimension militaire" du programme nucléaire iranien. L'Iran a rejeté le nouveau rapport de l'AIEA en affirmant que son programme nucléaire était uniquement à but pacifique. De son côté, le Royaume-Uni a annoncé lundi la rupture de tous les liens existant entre le secteur financier britannique et les banques d'Iran, et le Canada a dit bloquer "virtuellement" toutes les transactions avec le pays. Parallèlement, la France a proposé lundi à l'Allemagne, au Canada, aux Etats-Unis, au Japon, et au Royaume-Uni notamment de geler "dès à présent" les avoirs de la banque centrale iranienne et d'interrompre les achats de pétrole à ce pays pour convaincre Téhéran de renoncer à son programme nucléaire militaire présumé.
 
En réaction, la Russie a estimé mardi que les nouvelles sanctions américaines contre l'Iran étaient "inacceptables" et contraires à la législation internationale. "Compte tenu de la décision unilatérale prise par l'administration américaine d'alourdir les sanctions contre l'Iran (...), la Russie considère de telles mesures comme inacceptables et contraires à la législation internationale", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. La Russie et la Chine, qui font partie du groupe 5+1 (avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne) ont rejeté ces derniers jours toute nouvelle sanction contre l'Iran.

  • Durée : 0 min 26
  • Date : 22 novembre 2011

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1 Commentaires

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  • sonia.1982, le 22/11/2011 à 11h45

    Les intentions nucléaires iraniennes font les manchettes de journaux depuis quelques mois. On soupçonne la république islamique de vouloir produire des armes de destruction massive. Le président Bush a menacé l'Iran de mesures militaires. Le Conseil de sécurité est saisi de la question nucléaire iranienne comme il était, il y a trois ans, la scène des débats sur les armes de destruction massive qu'aurait possédées l'Irak. Rappelons que c'est sous le régime du Shah et avec le concours des États-Unis, plus précisément de Henry Kissinger, que commence le programme nucléaire iranien en 1975. La révolution islamique suspend le programme mais le renouvelle quelques années plus tard car l'idéologie ne change guère les impératifs géostratégiques. Plusieurs de ses voisins possèdent des armes nucléaires : la Russie, la Chine, l'Inde et le Pakistan. Il faudrait y ajouter Israël, seul État du Moyen-Orient stockant des armes nucléaires. À la différence de l'Iran, Israël ne s'est jamais joint au Traité de non-prolifération et n'est assujetti à aucun contrôle international. C'est également Israël qui a connu une expansion territoriale et se trouve au centre d'un conflit chronique. L'Iran, malgré sa rhétorique révolutionnaire et incendiaire, n'a attaqué aucun pays mais a subi une agression massive de l'Irak de Saddam Hussein qui jouissait alors du concours des États-Unis. L'on peut comprendre ceux qui croient que l'Iran fait face à des menaces plutôt réelles. Le danger le plus redoutable vient de l'Est, notamment des troupes des États-Unis, installées en Irak suite à une invasion perpétrée à partir de faux prétextes semblables à ceux invoqués actuellement contre l'Iran. L'armement des États-Unis leur permet de mettre à exécution leurs menaces. Peu de pays ont les moyens conventionnels de résister. Les responsables iraniens ont observé que l'Irak et l'Afghanistan, pays non nucléaires, ont été l'objet d'attaques américaines. En revanche, les États-Unis sont entrées en pourparlers avec la Corée du Nord, qui possède un certain armement nucléaire. La leçon est claire : pour se mettre à l'abri d'une attaque américaine, il vaut mieux avoir les moyens de dissuasion. Il ne serait guère surprenant si l'Iran voulait fabriquer des armes nucléaires. Deux poids, deux mesures Grâce aux menaces que lui adresse Washington, Téhéran symbolise l'abîme qui s'ouvre de plus en plus entre les pays non-alignés, d'un côté, et les pays occidentaux, de l'autre. Les pays du tiers-monde tendent à admirer l'Iran qui tient tête aux pressions américaines qu'ils jugent injustes. Ils notent que l'Iran- que l'on soupçonne de vouloir se doter d'armes nucléaires d'ici quelques années- attire des foudres tandis qu'Israël- qui possède déjà un arsenal nucléaire- reste à l'abri de toute critique occidentale. L'Iran n'est pas moins démocratique que le Pakistan ou la Chine qui possèdent des armes nucléaires. L'Union soviétique, difficilement un exemple de démocratie, a manié ses armes nucléaires avec prudence et responsabilité pendant des décennies. L'attaque des États-Unis contre l'Irak, les abus commis durant l'occupation de ce pays ainsi que la manière cavalière dont son gouvernement actuel traite le droit international suggèrent que le lien entre la démocratie et la retenue dans les affaires internationales reste à prouver. Les États-Unis ont plusieurs objectifs dans la région, comme le rappelle une récente publicationqui déplore l'influence du lobby israélien sur la politi

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