Résumé : Un cargo s'est échoué mercredi au large des côtes de la Nouvelle-Zélande, provoquant une marée noire qui s'intensifie en raison du mauvais temps. Des galettes de pétrole recouvrent des plages réputées pour leur beauté.
"Il s'agit de la catastrophe écologique maritime la plus grave qu'ait connue la Nouvelle-Zélande", a déclaré mardi le ministre néo-zélandais de l'Environnement Nick Smith. "Les événements tragiques auxquels nous assistons étaient inévitables après l'échouage du Rena sur le récif", a-t-il déploré. De 130 à 350 tonnes de fioul lourd se sont déjà échappées du Rena. Mais la coque du porte-conteneurs menace désormais de se briser et de libérer 1700 tonnes de carburant sur le récif Astrolabe, réputé pour la richesse de sa faune et de sa flore, à 22 km au large de la ville de Tauranga.
Des nappes de carburant avaient atteint la côte lundi. Des boulettes de pétrole, de la taille de la paume, ont été retrouvées sur la plage de Mont Maunganui, une destination touristique de la baie de Plenty, qui abrite notamment des baleines, des dauphins et des oiseaux marins. Les nappes de carburant ont déjà provoqué la mort de nombreux oiseaux. Des manchots et des cormorans sont traités dans des centres de soins pour animaux. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), "les prochaines 24-48 heures seront déterminantes".
Le porte-conteneurs Rena, d'une capacité de 47.000 tonnes et qui transporte quelque 2000 conteneurs, s'est échoué mercredi dernier dans la baie de Plenty dans des circonstances encore indéterminées. Les opérations de pompage, accélérées durant le week-end avant l'arrivée annoncée d'une tempête, s'effectuaient mardi dans des conditions très difficiles avec des vagues de cinq mètres et des vents forts. Une équipe de 36 spécialistes embarqués à bord du Rena a dû être évacuée dans la matinée par précaution.
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