Résumé : A l'origine ce titre devait servir d'interlude dans un film à sketchs en 1964. A l'occasion des 20 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, la chanson a été remontée.
Gainsbourg , 20 ans, 20 cd
Gainsbourg a tiré sa révérence il y a 20 ans, aux environ de 18 heures. C'était un samedi, il avait décidé de le consacrer à l'écriture de son prochain album. Seul, chez lui. Ce musicien, ce chanteur, ce phénomène surtout, qui s'habillait d'un jean, d'une chemise ouverte et d'un nuage de gitane avait décidé de « mourir vivant » selon ses propres termes ; il revient plus présent que jamais et par la grande porte avec la sortie d'une rétrospective composée de 20 CD. Exhaustif ou presque...
Premier contact avec cet ouvrage qui a la belle allure d'un livre d'art, une superbe photo de « Gainsbarre », ses volutes de fumée, son petit sourire et son œil doux ; un très beau tirage complété par une vingtaine de portraits de 30cm sur 30 cm, seul ou accompagné de France Gall, de Jane Birkin, ou de sa légendaire gitane. Dans le coffret et dans l'ordre, les photos des pochettes des vinyles se succèdent, pour mémoire, en face des cd. Une pochette, c'est une époque, un souvenir. En feuilletant le livret qui les accompagne, les grandes étapes de l'œuvre de Serge sont là, la chanson de Prévert , la rencontre avec sa muse, Jane Birkin, l'inévitable homme à la tête de choux auquel il tenait tant, le sulfureux rock around the bunker....et aux armes et caetera, évidemment.
Cette parution, c'est le résultat d'un an de réflexion et de recherche pour Xavier Perrot, chef de projet chez Mercury et Sébastien Merlet, graphiste et fan du chanteur-compositeur. « Ce précurseur toutes catégories dans les styles musicaux a créé à un rythme incroyable sans jamais perdre de son éloquence ». Et il inspire encore, selon Xavier Perrot. La notoriété de « Gainsbarre » ne cesse de grandir et les images liées à la fin de sa vie s'estompent. Reste l'œuvre, moderne, très moderne. Le défi de cet ouvrage était de retrouver des inédits, « l'escroc » en est un. Son titre est tiré du film « Les plus grandes escroqueries du monde », les couplets étaient hachés au rythme des sketchs, et voici maintenant la version intégrale d'une chanson qui lui ressemble bien. Petite déception pour les éditeurs, il manque une autre chanson inconnue du public, « Bye bye Mister Spy » tiré du film « l'inconnu de Shandigor », film suisse de 1967. Les négociations avec le réalisateur n'ont pas abouti.
Pour compléter ce voyage au pays de Melody Nelson, un livre parait : « L'intégrale Gainsbourg », l'histoire de toutes ses chansons de Gilles Verlant et Loïc Picaud aux éditions Fetjaine. Les Amours perdus, la javanaise, le poinçonneur des lilas, vieille canaille permettent de décrypter 35 ans de carrière.
Florence Demigny
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Il y en na qui vont se reconaitre dans la chanson parmis nos politiques
Et si Mr Gainsbourg avait jugé que cette chanson n'etait finallement pas interressante et l'avait alors mis au placard, ne serions nous pas en train de trahir l'artiste et sa vision d'artiste en publiant celle-ci. Peut etre qu'il s'y serait opposé de son vivant jugeant que c'etait de la m.....
