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Les résultats du premier tour de la présidentiel ont redonné espoir aux militants de l'UMP. Le discours de Nicolas Sarkozy dimanche soir à la Mutualité les a requinqués : si rien n'est gagné, rien n'est perdu non plus.

Les jeunes étaient une des clés du scrutin de dimanche. Une catégorie symbolique que le candidat socialiste a placé au centre de sa campagne. Rencontre avec de jeunes électeurs à Caen.

Pour ce premier tour de la présidentielle, le PS a eu la surprise de voir quelques grandes villes basculer à gauche comme Paris ou Marseille. Une citée phocéenne, bastion de l'UMP, qui a voté à gauche pour la première fois depuis 1974.

La nuit a été courte pour le candidat socialiste et ses supporters. A Tulle dimanche soir, il est rentré dans la nuit pour rejoindre sur QG de campagne parisien où il a peaufiné sa stratégie du second tour.

Alors que la région Languedoc-Roussillon a donné l'avantage à François Hollande, le Gard a placé Marine Le Pen en tête avec 25,5% des voix. Un département où le FN fait une percée, notamment dans les zones rurales.

Jerôme Chartier était l'invité du OUI/NON de Michel Field. Selon le député UMP, le report des voix ne se fera pas à l'avantage de F. Hollande, y compris chez les électeurs de gauche.

Jerôme Chartier était l'invité du OUI/NON de Michel Field. Selon le député UMP, le report des voix ne se fera pas à l'avantage de F. Hollande, y compris chez les électeurs de gauche.

Jean-Luc Mélenchon a confié à LCI sa déception, lundi au lendemain du premier tour. Il y avait "un tel souffle de campagne qu'on se sentait pousser des ailes", dit-il.

"Sarkozy donne un signal d'une extrême violence en appelant à une mobilisation en concurrence avec celle des syndicats le 1er mai", a estimé Jean-Luc Mélenchon, lundi après-midi à son QG.

" Ca va être ce que veulent les Français c'est-à-dire de la dignité, en tout cas de mon côté ", a dit François Hollande, lundi après-midi à Quimper, à propos de l'entre-deux tour.

A la Mutualité à Paris, les militants de l'UMP ont hué les résultats. Si certains sont sceptiques pour le second tour, d'autres veulent encore y croire.

"Les électeurs du FN doivent être respectés, ils ont fait un choix (...) pourquoi les insulter ?", a déclaré, lundi, Nicolas Sarkozy.

"Une campagne va avoir lieu, il faut qu'elle aille jusqu'au bout (...) C'est aux Français de choisir", a déclaré, lundi, François Hollande à Paris.

Alors que Nicolas Sarkozy réclame trois débats entre les deux tours à son concurrent François Hollande, ce dernier refuse de déroger à la règle. Ecoutez les réactions des deux camps.

Martine Aubry a dénoncé, lundi sur RTL, "le projet sans cohérence" de Nicolas Sarkozy et estimé qu'il était inutile d'avoir plusieurs débats entre les deux tours.